Ambiance apaisée d'un côté, trop de dépense de l’autres : l'opposition stéphanoise ne s'accorde que sur peu de points après six mois de mandat de Régis Juanico. Corentin Jousserand, élu municipal RN, salue une méthode plus ouverte : « Je trouve que l'ambiance en conseil municipal s'est apaisée, que M. Juanico donne la parole à l'opposition, organise des débats qui sont de bonne tenue. » Même satisfecit du côté de Valentine Mercier, élue LFI, qui retient la mise en place de la mutuelle communale et la gratuité des piscines lors de la canicule, « en nuançant ».
Mais les critiques dominent sur le fond. Pour l'élu RN, la propreté reste le point noir : « La ville est toujours très sale. Quand on se promène dans les rues de Saint-Étienne, on voit des détritus un peu partout. » Il regrette aussi qu'aucune réponse n'ait été apportée sur l'insécurité, « une thématique qui n'a pas du tout été abordée par Régis Juanico depuis le début de ce mandat. »
Du côté d'Horizon, Quentin Bataillon dénonce une gestion peu lisible des gratuités municipales, accordées selon lui « sans explication, sans justification », citant des « subventions » à « des associations amies ». Il pointe aussi des volte-face sur certains arrêtés, comme celui pris rue Antoine Durafour, « une décision forte » revue « quelques mois après » sans en reparler en conseil. Valentine Mercier complète : les commerçants indépendants et les associations de consommateurs restaient absents du conseil stratégique du commerce, et le débat sur l'éthique a, selon elle, révélé un décalage entre « les grandes annonces » et leur application réelle.
Thibault Rivière - journaliste








