« On n’était pas bien préparé ! » L’aveu est rare, mais sincère. À quelques heures du premier iftar du ramadan 2026, les étals du quartier de la Comète, à Saint-Étienne, peinent à suivre la demande. C'est le cas d'Ali Magherbi, boulanger place de la Comète, qui a peur pour la fin de journée : « J'ai trop cru que c’était jeudi par rapport à mercredi… Là, on est pris par le temps. Il manque beaucoup de gâteaux, et on n’a pas eu le temps de les faire. » Une course contre la montre déclenchée par l’annonce tardive du début du mois saint, officialisée seulement mardi dernier
Pourtant, les clients ne lâchent rien. « Chaque fois qu’il y a le ramadan, on achète des Zlabia pour le soir », explique Dilmi, venu de Rive-de-Gier. Ces beignets au miel, « c’est les mêmes, ils changent juste la couleur », précise Lakhdar, un habitué du quartier. « Mais c’est fait au miel, c’est ça qui est bien. » Une douceur incontournable, aux côtés du Matlouh et de la Chorba, comme le rappelle Sofiane : « Des petites courses qui nous manquent, quoi. »
L’effervescence est palpable. Même les cafés et fast-foods se reconvertissent en boulangeries éphémères pour répondre à l’afflux. « Pour l’instant, c’est calme, ça bouge de temps en temps… mais l’heure de pointe, c’est généralement vers 4h-5h », anticipe Ali. Un rythme soutenu qui devrait durer jusqu’au 20 mars, date de fin du ramadan.
T.RIVIERE






