Peut-on soutenir des revendications sans cautionner la casse ? La question a plané sur le rassemblement, où le maire de Saint-Étienne, Régis Juanico, a adressé un message de soutien aux commerçants dont les établissements ont été saccagés. Il a aussi exprimé sa compassion pour les manifestants blessés et son soutien aux revendications. L’objectif, selon lui : montrer que « Nous sommes tous dans une république avec ces règles de droit ». Le maire d’Unieux, Christophe Faverjon, a insisté sur l’importance de la présence des élus : « dire également au gouvernement qu’il faut entendre les revendications qui sont portées pour apporter des solutions concrètes ».
« La casse, le vandalisme, le pillage, ça non »
Des Stéphanois ont répondu à l’appel, encore marqués par le week-end. Marie-Noël, habitante de Saint-Étienne, fait la part des choses : « Les manifestants pacifiques, on les comprend, mais la casse, le vandalisme, le pillage, ça non. » Un autre habitant, Robert, tient la même ligne : « Il faut toujours condamner quelle que soit ses opinions, sa volonté de changer le pays. » D’autres tiennent à rappeler d’où vient la colère. Nicolas, Stéphanois, rejette la responsabilité sur l’exécutif : « C’est la colère en fait, c’est la responsabilité du gouvernement ». Leila, représentante des lycéens à Saint-Étienne, reste solidaire des commerçants, qui « ne devraient pas être touchés par ces manifestations ». Elle prévient toutefois : « nous on veut des choses concrètes ».
Une inquiétude pour samedi prochain
À Villars, un rassemblement a également eu lieu, avec une crainte pour le week-end à venir. Le maire, Jordan Da Silva, redoute l’arrivée de « pilleurs » et d’« émeutiers » dans sa commune, qui compte un centre commercial très important, car un « acte 2 » est déjà annoncé samedi prochain.
D’autres rassemblements se sont tenus dans le département, notamment à Rive-de-Gier, Saint-Chamond, Saint-Just-Saint-Rambert et Montbrison.
Thibault Rivière - journaliste








