Cela fait désormais près d’un mois que les lycéens stéphanois se mobilisent. Établissements insalubres, classes surchargées ou encore conditions d’apprentissage dégradées : les revendications restent les mêmes.
Malgré les mesures prises pour interdire les rassemblements à Saint-Étienne ce week-end, les élèves souhaitent poursuivre leur mobilisation et faire entendre leurs demandes auprès des pouvoirs publics. « Notre liberté d'expression est en jeu depuis ces interdictions. C'est scandaleux de réduire à néant la voix des lycéens », dénonce Pomme, l’une des représentantes du mouvement. Les lycéens regrettent également le manque de dialogue avec les institutions, notamment la Région, qu’ils estiment insuffisamment à l’écoute de leurs préoccupations.
Privilégier le dialogue et soutenir les commerçants
Au-delà de la contestation, les représentants lycéens souhaitent rappeler leur volonté d’échanger et de débattre autour de leurs revendications. « Il faut montrer aussi que le nombre fait la force et que si on est unis et qu'on arrive à faire un dialogue qui est constructif », explique Matthieu, un autre représentant. Ils critiquent notamment les temps de démocratie interne proposés dans les établissements, estimant que ceux-ci font reposer la responsabilité des difficultés sur les lycées, alors que ces derniers manqueraient déjà de moyens pour répondre aux besoins des élèves.
Les lycéens ont également tenu à exprimer leur soutien aux commerçants touchés par les dégradations commises lors des précédentes manifestations. Certains se portent volontaires pour participer au nettoyage et leur apporter une aide concrète. Une manière pour les élèves de réaffirmer leur volonté de défendre leurs revendications tout en se désolidarisant des violences.
Brigitte Maestracci - Journaliste









