L’association Ensemble C Mieux, basée à Saint-Étienne, se retrouve au cœur d’une enquête pour financement du terrorisme. Sa fondatrice, Amel O., 39 ans, fait partie des cinq personnes mises en examen début octobre à Paris. Les poursuites portent notamment sur des faits présumés de « financement d’entreprise terroriste », en l’occurrence le Hamas, « abus de confiance en bande organisée » et « blanchiment d’abus de confiance en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste ». Selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), les suspects sont soupçonnés d’avoir utilisé 2 associations afin de faire parvenir des fonds à un homme présenté comme un collecteur pour le Hamas. Les personnes mises en examen contestent les faits.
Plus de 2 millions de dollars collectés selon Washington
En parallèle de la procédure française, le département du Trésor américain a annoncé, vendredi 2 octobre, des sanctions contre Amel O., un autre responsable associatif français et leurs deux structures : Ensemble C Mieux et l’association Baraka, basée en Gironde. Selon les autorités américaines, le réseau aurait collecté plus de 2 millions de dollars entre 2020 et 2026 au profit du Hamas. Sur cette somme, 1,5 million de dollars auraient été réunis après les attaques du 7 octobre 2023 en Israël. Washington affirme également que des centaines de milliers de dollars en cryptomonnaies auraient été transmis à un homme basé dans la bande de Gaza et présenté par les États-Unis comme membre de la branche armée du Hamas.
- L’inscription sur la liste de sanctions américaines entraîne notamment le gel des éventuels avoirs détenus aux États-Unis et interdit, sauf exception, les transactions impliquant les personnes et organisations visées dans le système financier américain.
La responsable stéphanoise laissée libre sous contrôle judiciaire
En France, les 5 suspects avaient été placés en garde à vue par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avant leur mise en examen. Le Pnat avait demandé le placement en détention provisoire des deux responsables d’associations. Amel O. a finalement été laissée libre sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention. Son avocat affirme que sa cliente est engagée dans une démarche humanitaire et qu’elle n’entretient aucun lien avec le Hamas. Les investigations se poursuivent dans le cadre de l’information judiciaire.
Avec AFP










