« Le racisme a tué un homme, le silence peut tuer sa mémoire. » Ce message, Grace l’a inscrit sur sa pancarte, ce mardi à 18 heures. Comme elle, des Stéphanois ont répondu à l’appel de SOS Racisme Loire, au lendemain d’un premier rassemblement place du Peuple organisé par des syndicats et des partis. Pour Grace, ce drame touche « toute la communauté noire africaine se sentant française et même pour l'ensemble des français ».
Ce rassemblement survient alors que Vendredi, à Trappes, un homme de 39 ans a tiré à plusieurs reprises depuis sa voiture. Pengo Bossio Wangi, 26 ans, d’origine congolaise et jeune espoir français du MMA, a été tué. Cinq personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans.
Des mots qu’on ne devrait plus entendre
Blandine est venue « pour le vivre ensemble » et pour « ne plus banaliser » un discours raciste. Augustina, originaire de Santiago du Chili et installée ici depuis 1983, observe un changement : dans la rue, le bus ou le train, « vous entendez des voisins, des voisines qui disent des choses », ce qu’elle ne ressentait pas avant.
Le poids des mots
Loane, 18 ans, voit dans cette mobilisation un signal avant les prochaines élections : « il est important de montrer un petit peu les dangers du RN ». Lycéen de 17 ans, Arthur lui se mobilise de plus en plus, et met en cause « certains propos de politiques du RN » qui « incitent à la haine ». Dawla, elle, estime qu’une arme « a été provoquée par le lexique et par le vocabulaire ». Dans les discours, plusieurs fois les organisateurs interpellent la jeunesse : Allez voter aux prochaines élections.
Thibault Rivière, journaliste









