87% des femmes auraient déjà été victimes de violences dans les transports, selon les chiffres de la SNCF. Un phénomène qui pousse la Sûreté ferroviaire à multiplier les actions de terrain. « Là aujourd'hui on fait une opération spécifique du 17 au 27 juillet contre les violences sexuelles et sexistes », explique Baptiste Petitjean, responsable de la sûreté ferroviaire de Saint-Étienne. En gare, des cartes portant le numéro d'urgence 3117 sont distribuées aux voyageurs. « Ce numéro s'adresse aussi bien aux victimes qu'aux témoins », précise-t-il, rappelant qu'il est aussi possible d'alerter directement un contrôleur ou un conducteur présent dans le train. L'appel au 3117 ou un message au 3117 7 aboutit à une plateforme nationale à Paris, qui redispatche ensuite vers la Sûreté ferroviaire régionale, la police ou la gendarmerie selon la localisation.
Des outrages sexistes, aux agressions sexuelles
Pia Golonka, agent de la sûreté ferroviaire à Saint-Étienne, détaille les infractions observés : « les sifflements, les petits mots d'oiseau, les injures » ou le fait de suivre quelqu'un ou de le fixer avec insistance constituent des outrages sexistes, « punis par la loi d'un délit avec une peine d'amende ». Des faits plus graves existent aussi : « exhibition sexuelle, masturbation, tout ce qui est frottement également », jusqu'au viol ou à l'attouchement.
L'objectif de cette opération : renforcer la visibilité de l'engagement commun contre les les violences sexistes et sexuelles, tout en permettant de repérer d'éventuelles victimes d'autres violences, notamment intrafamiliales.
T.RIVIERE








