Informer, prévenir et sensibiliser. C’est l’objectif de la Semaine de la santé sexuelle organisée par l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes. Plus de 250 actions sont proposées dans toute la région afin de rappeler les principaux enjeux liés à la santé sexuelle et aux comportements à risque.
Au programme : des stands d’information, des ateliers, des conférences-débats et des rencontres avec des professionnels de santé. Plusieurs thématiques seront abordées, notamment le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST), les moyens de protection, la contraception, la vaccination, mais aussi le consentement et les violences sexistes et sexuelles. Des sujets qui restent particulièrement préoccupants. « En France, on peut constater 228 000 femmes victimes de violences intraconjugales, ce qui représente 20 000 femmes dans la région Auvergne-Rhône-Alpes », souligne Patricia Salomon, directrice déléguée à la prévention et à la protection de la santé à l’ARS.
Dans la Loire, les actions seront menées au sein des centres de santé sexuelle, des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), mais aussi à la Mission Locale de Saint-Étienne.
Les jeunes au cœur de la campagne
Cette semaine de sensibilisation cible particulièrement les jeunes. L’ARS observe en effet une baisse de l’utilisation du préservatif lors du premier rapport sexuel, un phénomène qui s’accompagne d’une augmentation des infections sexuellement transmissibles. Parallèlement, les femmes sont de moins en moins nombreuses à utiliser la pilule contraceptive. Une évolution qui s’est traduite par une hausse de 14 % des interruptions volontaires de grossesse (IVG) dans la région. « On aimerait rappeler aussi auprès des jeunes l’importance de la vaccination pour se protéger de certaines IST, notamment l’infection au papillomavirus qui est responsable de 6 400 cancers en France », explique Patricia Salomon.
Un dépistage simple et gratuit
L’ARS rappelle également l’importance du dépistage, qui permet de détecter rapidement certaines infections et de limiter leur transmission. Celui-ci est aujourd’hui accessible sans rendez-vous et sans ordonnance dans les laboratoires de biologie médicale.Pour les jeunes de moins de 25 ans, ces dépistages sont gratuits. À travers cette semaine de mobilisation, l’ARS souhaite rappeler que la santé sexuelle ne se limite pas à la contraception ou au dépistage, mais englobe également les notions de respect, de consentement et de bien-être, des enjeux essentiels pour toutes les générations.
B. Maestracci









