Ce 28 avril marque la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail. Une date symbolique choisie cette année par plusieurs représentants syndicaux pour alerter sur une situation jugée « très préoccupante » dans le département de la Loire.
Le constat est sans appel. « Entre 2022 et 2024, nous avions recensé 14 accidents mortels. Pour la seule année 2025, nous en sommes déjà à 20 », explique Jérôme Robin, conducteur à la STAS, élu CGT au CSE et secrétaire de la CSSCT. Une hausse significative qui inquiète les acteurs du monde du travail.
Tous les secteurs sont concernés. Du BTP aux transports, en passant par les emplois précaires, la santé, les territoriaux et l'éducation, aucun domaine n’échappe à cette dégradation des conditions de travail. « On observe une forte exposition aux risques dans les emplois précaires », souligne le représentant syndical, pointant du doigt une fragilisation accrue de certains travailleurs.
Face à cette situation, les syndicats insistent sur l’importance de renforcer la prévention, en particulier la prévention dite « primaire ». L’objectif : agir directement à la source des risques. « Le meilleur moyen de lutter contre les accidents du travail, c’est d’attaquer le risque à la base. Et quand on ne peut pas le supprimer, il faut au moins réduire l’exposition », détaille Jérôme Robin.
Autre sujet de préoccupation : la sous-déclaration des accidents du travail. Selon les représentants des salariés, certaines entreprises seraient tentées de minimiser les déclarations pour limiter leurs cotisations. Une pratique qui empêche une analyse précise des risques et freine la mise en place de solutions durables. « Nous, on préfère que les accidents soient déclarés pour pouvoir les analyser et éviter qu’ils ne se reproduisent », insiste-t-il.
Dans ce contexte, les organisations syndicales ont choisi de s’exprimer cette année à travers la presse, plutôt que lors d’un rassemblement traditionnel. L’objectif : mettre en lumière des réalités souvent difficiles à exposer publiquement et donner la parole à des professionnels issus de différents secteurs.
Un appel à une prise de conscience collective, alors que les chiffres témoignent d’une urgence à agir pour garantir la sécurité et la santé des travailleurs ligériens.
AC








