« Je ne suis pas Stéphanoise de base, et quand je suis arrivée ici, dans une rue, je me suis fait accoster trois fois. » Le témoignage de Saudade, en service civique à Saint-Étienne, résume la première préoccupation des jeunes interrogés : la sécurité. Étonnamment, cette priorité revient presque à chaque fois lorsqu’on leur demande quels sujets leur tiennent à cœur lors de cette mobilisation citoyenne, organisée par quatre associations stéphanoises. Les jeunes ne mâchent pas leurs mots. « J’aimerais avoir la paix, le fait de ne pas avoir peur de tenir la main de ma copine dans la rue », confie Emmanuel, non-binaire. Les propositions fusent : sifflets pour alerter en cas de harcèlement, numéro vert 24h/24, ou encore des campagnes de sensibilisation.
Urbanisme : une ville à réinventer
Les pistes cyclables « mieux faites et plus nombreuses », des espaces verts « avec des arbres locaux », ou encore une meilleure accessibilité pour les personnes en situation de handicap : les idées ne manquent pas. « On espère qu’ils pourront rendre certains appartements insalubres accessibles aux jeunes sans moyens », souligne Oxana, future étudiante. Gabrielle, habitante, insiste sur « l’inclusivité » et la nécessité de « ramener des commerces de qualité en centre-ville ».
Un panel de thèmes évoqués
Les transports de nuit et les dimanches « pas assez fréquents », selon Enzo, ont été critiqués, tout comme l’état « hyper insalubre » de certains logements, « inaccessibles aux jeunes sans moyens », d’après Oxana. « Il faut rendre ces appartements décents », martèle-t-elle. Neuf thématiques ont pu être évoquées par ces jeunes de 16 à 25 ans. Les candidats et les groupes ont tourné pour recueillir toutes les opinions. Enfin, la communication municipale est jugée trop insuffisante. C’est l’avis de Selena, habitante de la ville : « Les aides pour les étudiants existent, mais on n’en entend pas parler, par exemple la Boge. »
T.RIVIERE








