Dans son atelier, Steven Brunel transforme de simples plaques de métal en véritables œuvres gravées. Ils ne sont plus que trois artisans dans la Loire à exercer ce métier rare. Une passion née dès ses premiers pas dans l'univers de la gravure. "Je suis tombé amoureux du métier, du son, de l'univers, du maître artisan aussi. Ce qui m'a plu c'est les odeurs, la matière vraiment, et le fait que la gravure c'est un autre monde. Parce qu'on rentre vraiment dans un monde miniature et du coup la minutie m'a toujours intéressé." explique Steven Brunel.
Un travail de précision au millimètre
Avant même de graver, plusieurs étapes sont indispensables. Le motif est d'abord préparé sur ordinateur puis imprimé en miroir afin d'être transféré correctement sur le métal. Le dessin est ensuite reporté sur la plaque grâce à un papier calque et fixé à l'aide d'un brunissoir. Il faut ensuite rayer le métal avec une petite pointe pour figer le motif, et pas risque de l'effacer par inadvertance. Cette rayure sert ensuite de guide lors de la gravure. Vient enfin l'étape la plus délicate : la gravure au marteau et au burin. Un travail où chaque geste compte. "Ce qui va être compliqué c'est qu'en fait c'est au marteau burin, il y a plein de choses à réfléchir. C'est la force qu'on va mettre, le rythme, l'inclinaison du burin." spécifie le graveur.
Les répétitions, l'art du métier
Pour l'artisan, un détail permet de savoir si le geste est maîtrisé : le copeau de métal qui se forme au fur et à mesure de la gravure. "Donc là quand on grave, ce qu'il faut regarder c'est le copeau que je suis en train de faire. Il faut qu'il soit régulier. En fait le copeau va déterminer si on est à la bonne profondeur, si on est régulier dans le geste."
Un métier de patience et de précision qui continue de faire vivre un savoir-faire artisanal devenu particulièrement rare dans la Loire.








