La tension est montée d’un cran entre l’école de musique de Solaure et la Ville de Saint-Étienne. En octobre dernier, l’association périscolaire avait sollicité une subvention exceptionnelle de 20 000 euros afin de soutenir sa restructuration financière. Une aide qui, selon ses responsables, avait fait l’objet d’un engagement clair de la part de la municipalité.
Le 14 décembre, lors d’une prise de parole devant les adhérents, les enseignants et les partenaires de la structure, Marc Chassaubéné, adjoint au maire en charge de la culture, avait annoncé un accompagnement financier de la Ville. « Il y a trois ans, on a entamé une phase de transition importante pour rendre l’association plus stable et plus pérenne, afin de continuer à être un acteur du quartier de Solaure », explique Nadège Goutagny, présidente de l’école de musique.
Un engagement non tenu ?
Mais depuis, l’association se dit déçue et se sent trahie. Elle déplore la lenteur du traitement du dossier et surtout l’absence de présentation du projet lors du dernier conseil municipal, ce qui empêche le versement complet de la subvention. Une situation qui a provoqué l’incompréhension au sein même de la mairie.
Un acompte a toutefois été voté le 26 janvier dernier, conformément aux règles en vigueur en période préélectorale. « La règle veut qu’on ne verse pas, en période préélectorale, des soutiens augmentés qui pourraient influencer les votes. C’est bien normal », rappelle Marc Chassaubéné.
En conséquence, l’école de musique de Solaure devra attendre l’installation de la nouvelle équipe municipale, après les élections de mars, pour espérer la validation du solde de la subvention.
B. Maestracci








