La surproduction menace les poireaux français. Cinq grands groupes de la distribution – Auchan, Carrefour, Casino, Coopérative U et Intermarché – ont lancé un appel aux consommateurs pour « venir en aide à la filière », dans un communiqué publié mardi. Selon eux, si les volumes ne sont pas écoulés rapidement, les producteurs risquent de vendre à perte.
Cette situation résulte de conditions climatiques particulièrement favorables qui ont accéléré la croissance des poireaux. « Les rendements sont importants chez tout le monde, avec une qualité relativement bonne », explique Louis Buisson, gérant de la SCEA Fraîcheur-Rambertoise, basée à Saint-Just-Saint-Rambert. Résultat : un marché saturé, avec des prix en chute libre.
Pour les producteurs, le risque est double : non seulement la vente à perte, mais également la nécessité de laisser des poireaux au champ à la fin de la campagne, ce qui représente un coût élevé en matière de production. « Peu importe les conditions météo, il faut encourager la population à consommer un maximum de poireaux pour éviter la destruction de marchandises », ajoute M. Buisson.
Les supermarchés ont de leur côté mis en place des mesures pour soutenir la filière : renforcement des volumes référencés, mise en avant et opérations commerciales des poireaux en magasin. Mais, soulignent-ils, la sortie de crise dépend également de l’acte d’achat des consommateurs.
Pour la prochaine campagne, les producteurs envisagent de stabiliser les volumes afin d’éviter une nouvelle surproduction, mais restent dépendants des aléas climatiques. Avec des rendements élevés dans les principaux bassins de production la vigilance reste de mise pour protéger les poireaux français.
AC







