« Un gros cerisier qu'on a toujours vu, il se retrouve 10m plus loins dans la piscine. C'est impressionnant. » Philippe, Sinistré et riverain de Villars, résume l’ampleur des dégâts après le passage d’une tornade d’une rare intensité. Des vents de 90 à 140 km/h ont balayé le nord de Saint-Étienne, arrachant les toits des maisons, défigurant des terrains et retournant des camions sur la l’A72. En partant de Saint-Just-Saint-Rambert, elle a pris la direction de Saint-Priest-en-Jarez.
10 familles relogés
Ce matin, chez Philippe les démarches auprès des assurances ont commencé, mais l’émotion reste vive : « On est choqués parce qu'on avait cinq petits enfants qui étaient à l'intérieur. Et ils ont eu peur, et puis ils se sont mis à hurlés. Donc on ne savait pas trop quoi faire. » Face à l’urgence, Jordan Da Silva, maire de Villars, a organisé le relogement d’une dizaine de familles dans la nuit : « La plupart ont trouvé des solutions personnelles et on a relogé une famille pour la nuit passée, dans l'attente de voir les prises en charge par les assurances. » Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer.
« C’est du jamais vu »
Dans la matinée les agents municipaux et métropolitains travaillent à nettoyer la voirie. Saint-Étienne métropole, dont la ville de Roche la Molière ont prêté des véhicules pour venir en aide. Régis Juanico, président de Saint-Étienne Métropole, souligne le caractère exceptionnel du phénomène : « À Saint-Étienne, un phénomène aussi violent et aussi concentré de quelques minutes, non, c'est du jamais vu. Surtout que là, c'est sur un corridor, un couloir très étroit en fait, sur une bande géographique de quelques centaines de mètres. »
T.RIVIERE








