Un voyage de 1 200 kilomètres sur les traces des mineurs
Sac sur un chariot et chaussures de randonnée aux pieds, Jean Tkaczuk avance au rythme d'une vingtaine de kilomètres par jour. Son objectif : relier Wittenheim, en Alsace, à Blaye-les-Mines, dans le Tarn, où il espère arriver le 25 juin. Bien plus qu'une randonnée, ce voyage est un hommage à son grand-père, ancien mineur. « Je suis parti de Wittenheim pour rejoindre Blaye-les-Mines, pour payer un tribut à la mémoire de mon grand-père qui était mineur », explique-t-il. « C'est un devoir de mémoire. Pour que l'on n'oublie pas et que cette histoire reste inscrite dans les mémoires. »
Une rencontre marquante à Saint-Étienne
Au Puits Couriot, le marcheur a été accueilli par Fernand Fresse, ancien mineur stéphanois et Chevalier de la Légion d'honneur. Ensemble, les deux hommes ont parcouru les lieux chargés de souvenirs où des générations de mineurs ont travaillé pendant des décennies. Entre ces deux passionnés du patrimoine industriel, le courant est immédiatement passé. « La volonté de faire ça, c'est mémorable », confie Fernand Fresse. « Faire vingt kilomètres par jour pendant des semaines, c'est impressionnant. Je l'admire beaucoup. »
Transmettre avant qu'il ne soit trop tard
Au fil de son périple, Jean Tkaczuk découvre les différents bassins miniers français mais aussi les hommes et les femmes qui continuent d'en faire vivre la mémoire. Une mission qu'il juge essentielle alors que les anciens mineurs sont de moins en moins nombreux. « Les connaissances industrielles et les savoir-faire ne doivent jamais disparaître », insiste-t-il. « C'est une partie de notre histoire et une leçon fondamentale pour la France. »
Après cette étape stéphanoise riche en rencontres et en émotions, le marcheur a repris sa route vers le sud. Avec, dans son sac à dos, un peu de la mémoire du bassin minier ligérien.
E.JOURDAN









