Difficile d'imaginer qu’il y a encore quelques années, s'étendait sur le parc Novaciéries, l'un des symboles de l'industrie ligérienne. Le site porte près de deux siècles d'histoire industrielle. Plus d'un kilomètre de long, au cœur de Saint-Chamond. Aujourd'hui, c’est un quartier entièrement repensé. Un lieu de vie ouvert sur la ville. "Alors ici on est sur de la réhabilitation d'un très grand site industriel (...) il y a une partie qui a été reconnectée au centre-ville avec des lieux de vie, des restaurants, un cinéma", explique Pierre Loaec, chef de la Représentation régionale de la Commission européenne en France.
Pendant les grandes heures de Creusot-Loire et GIAT Industries, entre 4 000 et 5 000 personnes travaillaient sur le site. Après les fermetures, place à une longue reconversion. Depuis vingt ans, 88 millions d'euros ont été investis pour transformer ces 55 hectares. Une opération soutenue par plusieurs financements européens, confirme Axel Dugua, Maire de Saint-Chamond : "Sans les fonds de la Commission européenne, Novaciéries aurait vu le jour, mais ça aurait été plus compliqué. Quand l'Europe prend une partie à sa charge, c'est une charge en moins pour le budget métropolitain et régional."
Près d’un milions d’euros de fonds européens
Au total, près d'un million d'euros de fonds européens ont été mobilisés sur différentes phases du projet. L’objectif est de redonner une activité économique au site, tout en conservant son identité industrielle. La visite se poursuit au milieu des anciennes usines et des friches qui restent à reconvertir. "On a ce projet politique de se réindustrialiser pour produire de plus en plus de choses localement et de moins dépendre d'autres pays" termine Pierre Loaec.
À Saint-Chamond, il reste encore plusieurs hectares à aménager. Les collectivités espèrent désormais obtenir de nouveaux financements européens pour poursuivre la transformation du site dans les années à venir.
E.PIERRE et C.BERTHELOT








