Une mobilisation intersyndicale s’est tenue ce mardi 2 juin devant la DSDEN de la Loire, rue des Docteurs-Charcot à Saint-Étienne. À l’appel de plusieurs organisations syndicales, dont la CGT Éduc’action, la FSU, FO, l’UNSA, la CFDT, le SNALC et SUD Éducation, les assistants d’éducation (AED) et leurs soutiens ont voulu rendre visibles leurs conditions de travail et leurs revendications.
« Il s’agit d’améliorer les conditions de travail de nos collègues AED, mais aussi de demander un véritable statut », explique Michel Nebout, co-secrétaire de la CGT Éduc'action 42. Selon lui, de nombreux assistants d’éducation occupent ces fonctions à temps plein pendant plusieurs années sans bénéficier d’une réelle reconnaissance professionnelle.
Les syndicats réclament ainsi la création d’un statut de fonctionnaire pour les AED exerçant durablement dans les établissements scolaires, ainsi qu’un statut adapté pour ceux qui poursuivent des études en parallèle. Ils dénoncent également l’absence d’une grille salariale nationale. « Aujourd’hui, les académies sont laissées à elles-mêmes pour organiser les rémunérations », souligne Michel Nebout.
Autre point de crispation : les renouvellements de contrats et l’accès au CDI après six années d’exercice. Les organisations syndicales jugent les procédures actuelles trop opaques et demandent davantage de garanties pour les personnels concernés.
Dans leur communiqué commun, les syndicats dénoncent aussi le manque de moyens accordés aux vies scolaires. Ils regrettent l’absence de créations de postes d’AED pour les rentrées 2025 et 2026, alors même que ces personnels sont souvent en première ligne face aux difficultés rencontrées dans les établissements.
« Les AED jouent un rôle essentiel dans le quotidien des établissements scolaires », rappellent les organisations syndicales. Elles estiment que ces personnels ne doivent plus être « la variable d’ajustement des choix politiques et budgétaires » de l’Éducation nationale.
Parmi leurs principales revendications figurent la création de postes supplémentaires, l’instauration d’une grille salariale nationale permettant une revalorisation des rémunérations, l’accès à une formation initiale et continue sur le temps de service, un droit effectif à la mobilité ainsi qu’un examen systématique des non-renouvellements de contrats en commission paritaire.
À travers cette mobilisation, les syndicats entendent poursuivre la pression sur le ministère afin d’obtenir des avancées concrètes pour les quelque 60 000 assistants d’éducation qui exercent dans les établissements scolaires français.
AC









