Deux couteaux, des bijoux et des billets saisis à la sortie du tram : la nouvelle patrouille mixte est bien présente dans les transports stéphanois. À Châteaucreux, une arrestation a marqué le début officiel de l’opération conjointe entre police et gendarmerie dans les transports stéphanois. "Donc voilà, maintenant il reste à déterminer s’il s’agit vraiment d’un vol ou alors si c’est des bijoux qui lui appartenaient", détaille Octavio Bouvet, réserviste de la Police nationale. Depuis le 4 mars, trois équipes composées de réservistes patrouillent deux fois par semaine aux côtés des agents de la STAS.
+60 % de vols avec violence en 2025
Cette initiative répond à une hausse alarmante de la délinquance : +60 % de vols avec violence en 2025, principalement dans les transports. "Deux faits de délinquance de droit commun par jour sur le réseau, une atteinte volontaire à l’intégrité physique tous les deux jours… une situation qui n’est à mon sens pas tolérable", souligne Yves Cellier, Directeur interdépartemental de la Police nationale de la Loire.
Pour les usagers, le sentiment de sécurité s’améliore : "Je suis plus rassurée de prendre le tram, parce qu’il y a régulièrement des problèmes, des pickpockets, des personnes désagréables", confie Élea, habitante de Saint-Étienne. Mais certains s’interrogent : "Je n’ai pas connaissance d’incidents particuliers qui justifient de tels moyens", tempère Nicolas, un travailleur stéphanois.
Une première en France :
Des réservistes en autonomie et des patrouilles mixtes police-gendarmerie, ce n'est jamais arrivé mais nécessaires car les bus traversent à la fois des zones sous compétence policière et gendarme. "Nous allons nous battre ensemble pour que l’agglomération n’ait pas le sentiment que le centre-ville est en difficulté", insiste Régis Juanico, maire de Saint-Étienne. Financée à hauteur de 232 000 euros par la ville, cette phase test pourrait s’étendre à 3 ou 4 patrouilles hebdomadaires, puis être proposée aux autres communes de la métropole.
T.RIVIERE








