Diplômée de l’École des Mines de Saint-Étienne en 1919, Marcelle Schrameck est entrée dans l’histoire en devenant la première femme ingénieure de France. Une figure pionnière que l’établissement stéphanois souhaite aujourd’hui remettre en lumière. Son nom a ainsi été proposé à l’association Femmes & Sciences dans le cadre d’un projet visant à inscrire 72 femmes scientifiques sur la tour Eiffel.
Si aucune date n’a encore été arrêtée pour cette inscription symbolique sur le monument parisien, cette sélection représente déjà une reconnaissance forte pour l’École des Mines. « C’est une fierté et un hommage légitime à une femme qui a ouvert la voie », souligne Jacques Fayolle, directeur de l’établissement.
Une deuxième diplômée 50 ans plus tard
Le parcours de Marcelle Schrameck témoigne des obstacles auxquels les femmes faisaient face au début du XXe siècle. Entrée à l’école en 1917, elle a dû se déguiser pour suivre les cours, le règlement intérieur ne prévoyant tout simplement pas l’admission des femmes. L’affaire est remontée jusqu’au ministère, qui a finalement imposé son intégration, tout en demandant une modification du règlement. Pourtant, il faudra attendre plus de cinquante ans pour qu’une seconde femme soit diplômée de l'École des Mines Saint-Étienne.
B. Maestracci







