Ce vendredi matin, l’école Hubert Pouquet a résonné d’un bruit inhabituel. Parents et enfants se sont rassemblés pour dénoncer la suppression prochaine d’une classe, une décision qui suscite colère et inquiétude. L’incompréhension est d’autant plus forte que le nombre d’élèves ne cesse d’augmenter. Pour la rentrée prochaine, 205 élèves sont attendus, contre 201 cette année. Une hausse qui, selon les parents, devrait justifier le maintien des moyens, et non leur réduction.
Des classes surchargées redoutées
Avec une classe en moins, l’établissement passerait de neuf à huit classes. Une situation qui pourrait entraîner des effectifs particulièrement élevés, notamment chez les plus jeunes. La classe concernée par cette fermeture n'est pas encore connue, mais l'établissement passerait de 9 à classes.
Élodie, parent d’élève, redoute des classes de CP à 26 élèves, voire davantage dans d’autres niveaux : « C'est juste inadmissible de dépasser 29 élèves par classe pour les cycles 3, c'est très très compliqué. Pour les élèves, pour les enseignants, les élèves vont avoir du mal à suivre, tous ceux qui ont besoin d'accompagnement les maîtresses auront beaucoup moins de temps à leur consacrer. »
Au-delà des chiffres, c’est aussi l’organisation pédagogique qui inquiète. Les parents évoquent la disparition progressive des classes à niveau unique, au profit de classes à double niveau, plus difficiles à gérer, notamment pour les élèves en difficulté.
Dans une commune en plein développement et avec un indice de position sociale relativement bas, les familles craignent que cette fermeture n’aggrave les inégalités scolaires. Pour l’heure, les parents restent mobilisés et espèrent faire entendre leur voix avant la décision finale des autorités académiques.
B. Maestracci








