Les enquêteurs se sont rendus au siège de Carrefour le 3 février 2026. La perquisition, révélée le 23 juillet par La Lettre, a notamment concerné les bureaux d’Alexandre Bompard et de plusieurs cadres du groupe. Carrefour a confirmé avoir fait l’objet de cette opération 6 mois auparavant. La procédure trouve son origine dans une plainte avec constitution de partie civile déposée le 9 juillet 2024 par Jean-Charles Naouri, l’ancien PDG de Casino. Elle vise notamment des soupçons de manipulation de cours, de délits d’initiés et d’association de malfaiteurs. Le réquisitoire introductif, daté du 3 juin 2025, mentionne également les qualifications de diffusion d’informations fausses ou trompeuses, de corruption privée active, ainsi que de complicité et de recel. 2 juges d’instruction ont été cosaisis du dossier. À ce stade, ces qualifications ne constituent pas une déclaration de culpabilité.
Une tentative de rapprochement entre Carrefour et Casino examinée
Selon La Lettre, les magistrats chercheraient notamment à établir les circonstances d’une possible tentative de rapprochement entre Carrefour et Casino en septembre 2018. Ils s’intéresseraient également à de supposées actions menées contre le groupe de distribution stéphanois par l’intermédiaire de fonds pratiquant la vente à découvert. L’objectif présumé aurait été de fragiliser le distributeur afin de faciliter ce rapprochement. Carrefour indique qu’une perquisition constitue, dans ce type de dossier, un acte de procédure "classique et habituel". Le groupe affirme par ailleurs réfuter fermement l’ensemble des accusations portées contre lui. L’enquête a été confiée à la section de recherches de Paris de la gendarmerie nationale.
ZF








