Le 1er décembre 2018, lors de l’acte 3 du mouvement des "gilets jaunes", des heurts éclatent à proximité de la place de l’Étoile, à Paris. Ce jour-là, des manifestants se réfugient dans un restaurant Burger King situé près des Champs-Élysées. Selon l’accusation, 9 policiers de la CRS 43, basée à Chalon-sur-Saône, pénètrent dans l’établissement et frappent plusieurs personnes à coups de matraque et de pied, sans sommation préalable et sans laisser le temps d’évacuer les lieux. La scène dure exactement 2 minutes et 37 secondes. Les faits ont été captés sous différents angles : vidéos de manifestants, images de journalistes et enregistrements de caméras de vidéosurveillance. Ces éléments constituent une part centrale du dossier examiné par le tribunal correctionnel de Paris.
De la prison avec sursis pour les 9 CRS
Les 9 fonctionnaires étaient jugés cette semaine pour violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes. À l’audience, la procureure Marie Dubarry a rappelé le cadre juridique de l’affaire, soulignant que le tribunal devait déterminer "le moment précis où l’usage de la force a cessé d’être nécessaire et proportionné". Des peines allant de 6 à 20 mois de prison, toutes assorties de sursis, ont été requises à l’encontre des 9 prévenus. Parmi les victimes figure Natan, originaire de Saint-Romain-la-Motte, petite commune du Roannais. Le jugement est attendu le 17 mars.
Avec AFP
ZF







