Nouvelle journée de mobilisation au tribunal judiciaire de Saint-Étienne. Ce lundi 29 juin, les audiences correctionnelles ont été reportées dans le cadre d’une journée "Justice morte". Avocats et magistrats stéphanois ont dénoncé les propos de Gérald Darmanin et réclamé les moyens nécessaires au bon fonctionnement de la justice. Cette mobilisation intervient à la veille de l’examen, à l’Assemblée nationale, du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte doit être étudié en première lecture du mardi 30 juin au vendredi 3 juillet.
Un projet de loi toujours contesté par le Barreau de Saint-Etienne
Le retrait du "plaider-coupable criminel", annoncé par Gérald Darmanin en juin, n’a pas suffi à apaiser les critiques. Cette mesure, qui devait permettre de juger plus rapidement certains crimes reconnus, était l’une des dispositions les plus contestées du texte. Pour les professionnels mobilisés à Saint-Etienne, ce retrait ne règle pas les difficultés de fond. Ils dénoncent encore plusieurs points du projet : la prolongation de la détention provisoire, des délais plus courts pour faire valoir certaines nullités, la réduction de la collégialité et de l’oralité, ainsi que l’extension d’outils d’enquête intrusifs.
Des moyens humains et matériels réclamés
Au-delà du contenu du texte, avocats et magistrats demandent une réforme plus globale de la justice. Selon eux, la réponse ne peut pas seulement passer par une modification des procédures. Ils réclament un investissement massif dans les moyens humains et matériels, aussi bien pour les juridictions que pour les services enquêteurs.
ZF








