Pendant trois ans, le collectif Loire Sentinelle (regroupant biologistes, journalistes et artistes) a analysé l’état écologique du plus long fleuve de France, depuis le Mont Gerbier-de-Jonc jusqu’à Saint-Nazaire. Le constat est sans appel : tous les échantillons d’eau et de sédiments prélevés dans la Loire contiennent des microplastiques, et en particulier des microfibres. Ces microfibres proviennent de nos vêtements synthétiques, relâchées lors des lavages en machine, mais aussi de l’industrie et de l’agriculture. Elles sont invisibles à l’œil nu, mais se déposent partout : dans l’eau, les fonds du fleuve, et même dans certains organismes aquatiques. Cette pollution, encore peu connue du grand public, concerne directement les Ligériens, car le fleuve Irrigue terres agricoles, zones naturelles et centres urbains.
Quels risques pour notre santé et notre environnement ?
Bien que les effets précis sur la santé humaine ne soient pas encore pleinement mesurés, les scientifiques s’accordent à dire que la présence généralisée de microplastiques est préoccupante. Ils pourraient affecter les organismes aquatiques, remonter la chaîne alimentaire et altérer durablement les écosystèmes du fleuve. Les chercheurs alertent également sur l’impact à long terme sur la biodiversité. Grâce à une technologie innovante d’ADN environnemental, le collectif a cartographié la vie présente dans le fleuve, révélant une richesse fragile potentiellement menacée par cette pollution. Pour tous les Ligériens, cette découverte sonne comme un appel à agir. Car si la pollution vient en partie de l’industrie, elle passe aussi par nos gestes du quotidien : choix de textiles, fréquence des lavages, traitement des eaux usées...
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ZF








