Le 10 février au soir, le cyclone Gezani a violemment touché la côte Est de Madagascar, impactant directement la ville de Toamasina, également appelée Tamatave. Les rafales ont atteint entre 250 et 290 km/h, provoquant des destructions massives. Selon les premières évaluations du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), entre 75 % et 90 % de la ville est endommagée. Des milliers d’habitations ont perdu leur toiture, les réseaux électriques sont à terre et plusieurs quartiers sont inondés. Le bilan provisoire fait état de plusieurs dizaines de morts, de centaines de blessés et de plus de 250 000 personnes sinistrées. Face à cette situation humanitaire critique, les besoins concernent à la fois les soins d’urgence, la sécurisation des habitations et l’appui logistique aux autorités locales.
Une mobilisation déclenchée depuis la Loire
Dès le 17 février 2026, l’ONG Pompiers Humanitaires Français, installée rue de la Talaudière à Saint-Étienne, a activé sa cellule de crise. Une 1ère équipe d’évaluation et d’intervention d’urgence, composée de 16 bénévoles, doit rejoindre Toamasina en fin de semaine. Parmi eux, 8 membres de l’association ligérienne. Le détachement comprend :
- un binôme de commandement
- une équipe médicale (1 médecin et 2 infirmières)
- des spécialistes en secours en milieu périlleux, appui recherche, potabilisation de l’eau, élagage, déblaiement et logistique
L’organisation agit en coordination avec d’autres ONG affiliées à la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. Présente à Madagascar depuis 20 ans, PHF s’appuie sur un réseau local structuré ainsi que sur son association partenaire malgache, Pompiers Humanitaires de Madagascar, pour adapter rapidement son dispositif et coordonner les actions sur le terrain .
Un appel aux dons a également été lancé ICI afin de renforcer la capacité d’intervention et soutenir les populations touchées.
ZF
Photo : pohf.fr







