Selon l’avocat des salariés, l’entreprise était en cessation de paiements depuis septembre 2024. Pourtant, le redressement judiciaire n’a été enclenché que début mars, laissant moins d’un mois pour trouver d’éventuels repreneurs. Un délai jugé beaucoup trop court. Les quelques offres déposées n’ont concerné que certaines agences, sans solution globale viable. Pour les représentants du personnel, une anticipation plus précoce aurait permis de limiter l’ampleur des licenciements. Du côté de l’État, un plan “grands licenciements” a été activé. Les pouvoirs publics pointent également un possible défaut d’anticipation de la direction et demandent des explications sur la dégradation rapide de la situation financière. La direction du groupe, elle, évoque une conjoncture défavorable : baisse d’activité, hausse des coûts énergétiques et contexte international tendu.
Une quarantaine de salariés du site stéphanois, flambant neuf que l'on voit le long de l'A72, se retrouvent sans solution, du jour au lendemain. Un coup dur pour le tissu économique local, déjà fragilisé dans certains secteurs industriels et logistiques.
- Toutes les entités du groupe ne sont pas logées à la même enseigne. Deux filiales, Ziegler Services et Dornach (informatique), bénéficient d’un délai supplémentaire avec une période d’observation prolongée jusqu’au 28 avril. Le sort d’une autre filiale, Transco, sera examiné dans les prochains jours.
Avec AFP








