En 2025, la région Auvergne Rhône-Alpes retrouve des couleurs avec 30 000 mariages célébrés, soit un niveau inédit depuis 2009. Ce regain s’explique en partie par un effet de rattrapage après la crise sanitaire. Pourtant, sur le long terme, la tendance reste à la baisse : le nombre de mariages a reculé de 29 % depuis 1975, une diminution toutefois moins marquée qu’au niveau national. Mais tous les territoires ne sont pas logés à la même enseigne. Dans la Loire, la situation est nettement plus marquée : le nombre de mariages y a chuté de 52 % entre 1975 et 2023, soit l'une des plus fortes baisses observée dans la région. À titre de comparaison, certains départements comme la Haute-Savoie affichent même une légère progression sur la période. Le taux de nuptialité régional s’établit à 3,5 mariages pour 1 000 habitants, un niveau identique à la moyenne nationale. Toutefois, ce chiffre masque des disparités territoriales importantes, notamment dans la Loire où la dynamique démographique et sociale diffère.
Mariages homosexuels : la Loire en retrait
Autre indicateur révélateur : la part des mariages entre personnes de même sexe. En 2025, ils représentent 2,7 % des unions en Auvergne Rhône-Alpes, contre 2,9 % en France métropolitaine. Dans la Loire, cette proportion descend à 2,2 %, plaçant le département parmi les moins concernés de la région, aux côtés du Cantal. À l’inverse, des territoires comme le Rhône ou le Puy-de-Dôme affichent des taux plus élevés, supérieurs à 3 %. Au total, environ 800 mariages homosexuels ont été célébrés en 2025 dans la région. Une évolution progressive depuis la légalisation en 2013, mais qui reste inégalement répartie selon les territoires.
ZF








