Alors que les prix repartent à la hausse dans une grande partie de la région, Saint-Étienne fait figure d’exception. Entre janvier et août 2026, le prix moyen des biens anciens proposés à la vente y reste stable sur un an, à 1 530 €/m². Dans le même temps, le nombre de biens mis sur le marché progresse nettement. L’Observatoire GH Transaction recense 5 517 logements anciens à vendre, soit une hausse de 13,1 % sur un an. Le budget moyen demandé atteint 119 125 euros, en léger recul de 0,9 %. La surface moyenne des biens proposés s’établit à 77,8 m², également en baisse de 0,9 %.
Des prix deux fois moins élevés que la moyenne régionale
L’écart avec le reste d’Auvergne Rhône-Alpes reste important. À l’échelle régionale, le prix moyen atteint 3 299 €/m², en hausse de 3,9 % sur un an. Le budget moyen des biens mis en vente s’élève à 331 071 euros. Saint-Étienne se situe ainsi à un niveau de prix inférieur de plus de moitié à la moyenne régionale avec un prix moyen de 1 530 €/m2 (stable sur un an). Le contraste est encore plus marqué avec certaines grandes villes. À Annecy, le prix moyen atteint 6 430 €/m², contre 5 014 €/m² à Lyon, 3 681 €/m² à Chambéry et 2 858 €/m² à Grenoble. La tendance régionale reste pourtant orientée à la hausse. Sur les 8 premiers mois de 2026, l’offre de biens anciens en Auvergne-Rhône-Alpes augmente de 9,7 %, soit plus du double de la progression observée au niveau national, fixée à 4,2 % selon Guy Hoquet.
Plus de biens à vendre à Saint-Étienne
La progression de l’offre constitue l’autre donnée marquante pour le marché stéphanois. Avec une hausse de seulement 13,1 %, le marché immobilier sur Saint-Etienne est peu dynamique (à l'image de celui de Valence), mais plus abondant qu'à Lyon (+5,3% sur un an). Parallèlement, d’autres villes connaissent des mouvements beaucoup plus marqués. À Chambéry, l’offre progresse de 59,8 %, tandis que les prix augmentent de 9,1 %. À Annecy, le nombre de biens proposés bondit de 38,3 %, alors que le budget moyen recule de 6,7 %. À Saint-Étienne, la situation apparaît donc plus stable : un peu plus de logements sont proposés à la vente, sans hausse du prix moyen au mètre carré. Une configuration qui maintient la ville parmi les marchés immobiliers les plus accessibles en France au terme des 8 premiers mois de 2026.
ZF








