Le groupe Casino, historiquement implanté à Saint-Étienne, se mobilise après les violences survenues en marge de la manifestation du 17 octobre contre la vie chère. Au total, près de 50 magasins ont été attaqués en France, dont 32 pillés, selon le directeur général Philippe Palazzi. Plusieurs enseignes sont concernées, notamment Casino, Monoprix, Franprix, Naturalia, Vival et Spar.
Casino promet qu'aucun franchisé ne fera faillite
Interrogé par l'AFP, Philippe Palazzi assure qu'« aucun commerçant indépendant du réseau Casino ne fera faillite ». Le dirigeant s'engage à accompagner les franchisés touchés pour leur permettre de rouvrir leurs magasins et de poursuivre leur activité. Cette annonce concerne un réseau de 6 500 points de vente, dont 85 % appartiennent à des commerçants indépendants. Ces entrepreneurs ont investi leur propre argent dans leur activité. Dès le week-end, Casino a engagé plusieurs mesures pour sécuriser les magasins endommagés, faciliter les démarches auprès des assurances et accompagner les dépôts de plainte. Des cellules psychologiques ont également été activées.
Des aides financières pour permettre la réouverture
Au-delà des dégâts matériels, la principale inquiétude concerne la trésorerie des commerçants. Casino envisage notamment de repousser les délais de paiement des stocks afin de soulager les franchisés. Des cellules de crise logistiques ont aussi été mises en place pour accélérer le réapprovisionnement des magasins. Les fournisseurs ont été sollicités pour réparer rapidement les équipements endommagés, notamment les réfrigérateurs et les systèmes de caisse. Philippe Palazzi appelle également les pouvoirs publics à soutenir les commerçants touchés. Selon le gouvernement, au moins 3 000 commerces ont été endommagés ou pillés lors des violences. Un fonds de soutien spécifique et des mesures de chômage partiel ont été annoncés.
ZF








