Le distributeur stéphanois Casino a enregistré une perte nette de 402 millions d’euros en 2025, en hausse de plus de 36 % par rapport à 2024. En cause : une transformation profonde engagée depuis l’an dernier. Le groupe, désormais contrôlé par l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, a notamment abandonné ses hypermarchés et supermarchés. Cette stratégie s’est accompagnée d’un vaste plan social, avec 2 200 suppressions de postes, ainsi que la fermeture ou la cession de nombreux points de vente. Au total, plus de 1 000 magasins ont été sortis du périmètre, contribuant à une baisse du chiffre d’affaires à 8,26 milliards d’euros. Une contraction limitée toutefois, puisque l’activité reste quasi stable à périmètre comparable. Casino entend désormais tourner la page de son modèle traditionnel pour se recentrer sur des formats plus adaptés aux nouveaux modes de consommation. Dans la Loire, de nouveaux concepts de magasins viennent de voir le jour à Feurs et à Saint-Étienne (place de l'Hôtel-de-Ville).
Une stratégie recentrée sur la proximité
Malgré ces résultats déficitaires, Casino insiste sur une amélioration significative de ses performances opérationnelles. Son Ebitda ajusté atteint 655 millions d’euros, en hausse de 13,7 %, signe d’une rentabilité retrouvée. Cette progression repose sur plusieurs leviers : rationalisation du parc de magasins, synergies entre les enseignes (Monoprix, Franprix, Naturalia…) et mutualisation des achats via une alliance avec Auchan et Intermarché. Le groupe mise désormais clairement sur le commerce de proximité, un positionnement jugé plus porteur. D’ici à 2030, il prévoit l’ouverture de centaines de nouveaux points de vente, notamment sous enseignes Franprix, Vival ou Spar.
Mais derrière ces signaux positifs, l’enjeu majeur reste financier. Casino doit toujours faire face à une échéance de dette de 1,4 milliard d’euros d’ici mars 2027. Des négociations sont en cours avec les créanciers pour réduire ce montant, avec l’espoir d’un accord d’ici fin juin.
ZF








