Chaque modèle est adapté au millimètre, à partir de l’observation du cheval au repos, monté et en mouvement, mais aussi de la posture, du style de monte et des attentes du cavalier. Une exigence qui confirme l’appartenance de l’entreprise à la manufacture du luxe : travail de la main, précision du geste, choix des matières, personnalisation et haut niveau de finition. Aujourd’hui dirigée par Louis Hétroy-Childéric, neveu du fondateur, la maison ligérienne poursuit cette exigence artisanale dans un marché en mouvement. Le secteur de l’équitation, fortement lié aux loisirs, a connu une période de forte activité après le Covid, avant de retrouver des niveaux plus comparables à l’avant-crise. Childéric Sellier reste portée par une notoriété solide, en France comme à l’international, avec 60 % de son activité réalisée à l’export.
Des selles "made in Loire"
L’entreprise produit environ 1 600 selles par an, réalise 4,5 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploie 25 salariés sur son site de Veauche. La production est entièrement réalisée dans l’atelier ligérien. De la coupe du cuir au contrôle final, la fabrication d’une selle mobilise plusieurs métiers, environ 30 heures de travail et près de 70 étapes. Ces dernières années, Childéric Sellier a également modernisé son outil de production, avec un travail sur l’isolation du bâtiment, le confort de travail, l’implantation des postes et l’organisation industrielle. L’entreprise poursuit désormais plusieurs axes de développement : consolider ses marchés historiques, renforcer sa présence directe à l’international, développer son activité de réparation et d’occasion, et explorer de nouveaux débouchés autour du cuir haut de gamme. Début 2026, la marque a notamment repris sa distribution en direct en Angleterre. Elle dispose aujourd’hui de 3 filiales, en Irlande, en Angleterre et aux États-Unis.
Source : Maestria n°39








