L’application SeLoger a dévoilé son classement 2026 des rues les plus chères dans les 50 plus grandes villes de France. Basée sur les prix au mètre carré arrêtés au 1er mars 2026, cette étude met en lumière des disparités particulièrement marquées selon les territoires. Dans les zones les plus tendues, notamment sur la Côte d’Azur, les prix s’envolent. À Antibes, la rue la plus chère atteint 12 373 €/m², soit près du double de la moyenne locale. Même constat à Nice (12 052 €/m² contre 5 311 €/m²) ou encore à Cannes (11 977 €/m²). À l’échelle nationale, l’écart est encore plus frappant : la rue la plus chère de Paris culmine à près de 24 000 €/m², tandis que certaines villes de province restent sous la barre des 2 500 €/m². Ce grand écart illustre deux réalités immobilières : d’un côté, des marchés sous tension où la rareté fait grimper les prix, de l’autre, des villes où l’accession à la propriété reste plus accessible.
Saint-Étienne : un marché attractif malgré des rues « premium »
Dans ce paysage contrasté, Saint-Étienne fait figure d’exception. Selon SeLoger, la rue la plus chère de la ville s’établit à 2 428 €/m². Le top 5 des rues stéphanoises les + chères au 26 mars : boulevard des Mineurs, rue de Grammont, rue Paillard, rue Basly et rue des Mineurs de la Chana. Un niveau comparable à Bourges (2 125 €/m²) ou Limoges (2 219 €/m²), et très éloigné des standards observés dans les grandes métropoles françaises. Ce positionnement confirme une tendance déjà connue : le marché immobilier stéphanois reste l’un des plus accessibles parmi les grandes villes françaises. Même dans les secteurs les plus recherchés, les prix ne connaissent pas les flambées observées ailleurs.
ZF








