Dans un courrier daté du 21 avril 2026, le député stéphanois alertait le ministre sur la dégradation du contexte scolaire au sein du collège Honoré d'Urfé et des trois écoles de son secteur: l'école primaire de Centre Deux, l'école primaire La Veue et l'école maternelle Champagne. Selon lui, ces établissements font face à une fragilisation croissante des élèves, liée à des difficultés sociales de plus en plus complexes.
Face à cette situation, le personnel avait déposé un préavis de grève du 21 avril au 22 mai 2026, afin de faire entendre sa demande de classement en REP+, un statut qui permettrait de débloquer des moyens renforcés pour l'ensemble des établissements du secteur.
Une réforme de la carte de l'éducation prioritaire repoussée
Dans sa réponse du 30 juillet 2026, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, explique que la réforme de la carte de l'éducation prioritaire nécessite entre 15 et 18 mois de travail, un calendrier incompatible avec les périodes de réserve électorale de 2027. Le classement officiel en REP+ n'interviendra donc pas à court terme.
Des moyens renforcés dès la rentrée 2026
En attendant cette refonte globale, le ministère annonce tout de même plusieurs mesures concrètes pour le collège Honoré d'Urfé :
- Un pôle médico-social complet : un psychologue de l'éducation nationale, un infirmier et un assistant social à temps plein seront déployés dans l'établissement.
- Une indemnité pour "mission particulière transitoire", versée aux professeurs en poste, ainsi qu'une bonification RH mobilité à partir de trois ans d'exercice.
- Un renfort en personnel encadrant : 11 assistants d'éducation, un mi-temps supplémentaire de conseiller principal d'éducation (CPE) et un temps plein administratif en plus pour la rentrée 2026.
- Une vigilance accrue sur les effectifs par classe, à chaque niveau, pour améliorer les conditions d'apprentissage.
- Un établissement intégré au plan national « collèges en progrès »
Le collège Honoré d'Urfé fait par ailleurs partie du dispositif national « collèges en progrès », qui vise à accompagner près de 800 établissements confrontés à de fortes difficultés scolaires à travers la France, avec pour objectif d'éviter qu'aucun élève ne s'installe durablement dans l'échec.
Le ministre indique enfin avoir transmis le dossier à la rectrice de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes, pour un suivi renforcé de l'accompagnement des équipes et des élèves de l'établissement stéphanois.
Céline Ercilla - Journaliste







