En France, l’État fait évoluer ces dernières années son “Plan Loup” avec des procédures simplifiées pour certains tirs de défense des troupeaux. Les territoires des communes sont classés en 3 niveaux appelés “cercles”, qui déterminent notamment :
- le niveau de présence ou de risque lié au loup
- les aides à la protection des troupeaux
- les possibilités de tirs
Le cercle 3 correspond à des territoires de possible expansion du loup. Le cercle 2 concerne des secteurs où la prédation avérée devient plus régulière. Le cercle 1 est une zone de forte prédation avec une présence durable du loup. Enfin, le cercle 0 correspond aux foyers de prédation, zones où la récurrence interannuelle de dommages important a été constatée.
Où en est-on dans notre département de la Loire ?
Aujourd’hui, un grand nombre des communes de la Loire est classé en cercle 3. Cela ne signifie pas qu’une meute est installée dans tout le département, mais que l’État considère la Loire comme un territoire de colonisation potentielle du loup. Ce classement permet notamment aux éleveurs de bénéficier d’aides pour les clôtures, chiens de protection ou dispositifs de gardiennage. Plusieurs indices de présence et d’attaques suspectées, appuyés par des observations visuelles et photographiques, ont été signalés. La présence ponctuelle du loup a d’ailleurs été confirmée par l’OFB dans la Loire, avec notamment la photographie de 2 individus dans le massif du Pilat. Lors du dernier comité organisé par la préfecture, il a été annoncé que 23 nouvelles communes du Pilat, en plus des 26 déjà classées, basculeront en cercle 2 cette année. Ce changement de classement marque une évolution significative : la présence du loup y est désormais considérée comme avérée, permettant l’activation plus rapide de mesures de protection des troupeaux, notamment les tirs de défense en cas de besoin.
ZF









